Invisibles :
le noir et le blanc sont deux valeurs lumineuses extrêmes. entre les deux se jouent toutes les couleurs. c’est la relation au regardeur qui ouvre la voie des possibles. le spectateur voit des rythmes et des pulsations entre les pixels cassés. il s’agit aussi d’éclater le blanc de la saturation des pixels pour en montrer la richesse, comme un voyage dans les composantes primaires de l’absolu. les illusions fusent. les couleurs s’accrochent, les lumières se mélangent, notre œil se brouille. le résultat de ce flou est donc l’enjeu-même du projet : voir, sans aucune image imposée, ce qui peut se passer entre le noir et le blanc, entre la lumière et notre rétine, entre l’infini de nos yeux et la finitude des pixels.
cette installation est un questionnement sur l’image et sa saturation : la couleur et le pixel, dans leurs formes les plus pures permettent de rouvrir les yeux sur l’image sans l’apparat qui la fait mourir peu à peu.